De la chaudronnerie à l’aménagement
On pourrait presque écrire un roman par semaine avec ce chantier de fou. Mais la réalité est qu’on utilise tout notre temps à avancer sur le bateau. Même filmer paraît souvent une perte de temps et d’efficacité. Notre dernier article sur le bateau datant du mois d’août, il s’en est passé des choses !


Fin de chaudronnerie
La fin de la chaudronnerie ne finissant plus de finir (et oui, les petits détails prennent du temps), on avait hâte de passer à l’aménagement !
Des détails insoupçonnables ont pris beaucoup de temps, comme étanchéifier les réservoirs et le keel cooling, redresser les renforts de rails de génois, ajuster la plateforme sur la jupe arrière ou encore souder les taquets sur mesure !
D’autres détails de design sont venus se greffer vers la fin : les ouïes du roof (super design par Vincent Lebailly), les postes de barre à roues, l’arche arrière ou encore les mains courantes sur le roof.
Sans oublier les imposants blocs de quille soudés directement dans le puits de quille. Le système de quille relevable est incroyablement costaud !
Merci à Mathieu, chaudronnier chez Bord à Bord, pour avoir mené à bien ce projet d’envergure!












L’intérieur

En parallèle à tous ces travaux de chaudronnerie, on avance sur l’intérieur comme on peut dans la poussière d’alu quotidienne.
La plomberie, le chauffage, l’électricité, l’hydraulique et les évents doivent être pensés et installés (du moins les gaines) avant l’isolation projetée. Ce n’est pas le moment d’oublier quelque chose ; ça fait donc des mois que Christophe réfléchit à tous ces systèmes !
Même le tuyau d’incendie doit être passé d’avance, et je ne vous dis pas les difficultés de faire passer un tuyau aussi rugueux dans des trous aussi ajustés ! Ça nous a pris trois paires de bras, un pot de vaseline et bien des fous rires.
Faire ou ne pas faire de peinture
La fameuse peinture des fonds du bateau… L’un des points où nos opinions divergeaient clairement… On est d’accord pour laisser la coque extérieure en alu brut, mais Christophe insistait pour peindre les fonds du bateau. Un travail long, complexe et peu agréable, car pour faire une « bonne job » sur un bateau en aluminium, les étapes doivent être parfaitement respectées.
1 – Poncer/disquer tous les fonds, y compris les petits recoins difficiles d’accès (déjà sur la première étape, on est à des heures de travail dans d’atroces souffrances ;))
2 – Tout aspirer jusqu’à la dernière poussière
3 – Dérocher l’aluminium avec du produit dérochant (à faire dans l’heure avant l’application du primer)
4 – Rincer à l’eau
5 – Tout renettoyer au solvant (nettoyant graisse)
5 ½ – Possiblement sécher les régions encore humides
6 – Passage du primer à l’airless
6 ½ – Ne pas resalir pendant un minimum de 24 h
7 – Peinture finale à l’airless (International Finish)
Donc, une fois cette étape interminable faite, j’avoue que le résultat est magnifique et que le nettoyage des fonds sera « presque » un plaisir pour les prochaines années…



Sortie de chantier
Grand moment où notre gros bébé monte sur un camion pour sortir de chantier ! Fini les bruits de marteau et la poussière d’alu. La fin d’une grande étape avec les chaudronniers de Bord à Bord !
Les planchers
Avant de projeter l’isolation, il faut poser les planchers. Enfin, on va arrêter de tomber entre les lisses d’aluminium !
On a choisi des planchers d’une grande épaisseur, avec un cœur en mousse très dense. Nous voulions éviter les craquements, avoir une rigidité à toute épreuve, être isolés du froid grâce au pouvoir isolant de la mousse et éviter le surpoids en choisissant un matériau léger. Tous ces choix sont bien sûr discutables, mais nous sommes très satisfaits de la qualité du produit et du résultat final. Fabriqués par Toubois comme le reste des cloisons du bateau.
Juste après l’isolation, nous avons recouvert ces planchers avec le revêtement final (Expona – Objectflor), qui est un plancher pour haut trafic commercial. Les lattes ont été collées et les trappes d’accès seront découpées par la suite.





L’isolation
Une fois les planchers posés et toutes les gaines passées, on passe à une étape charnière : l’isolation. Par chance, la projection a été faite lors des seuls jours à plus de 14 degrés du mois de décembre !
Nous avons fait toute la préparation (tout couvrir, car la mousse colle férocement sur TOUT) et un professionnel de chez Airmetic est venu pendant environ trois jours pour projeter la mousse sur toute la longueur du bateau. Nous ne voulions plus de condensation ; l’isolation est donc très importante, allant de 20 cm sur la coque à 15 cm au plafond.
C’est pourquoi, préalablement à l’isolation, des bouts de bois ont été vissés (avec des vis alu) à 20 cm (ou 15) tout le long de la coque. Cela sert de guide pour la projection de mousse et surtout pour l’arasage de la mousse à la fin.
L’arasage, le boulot de OUF ! Heureusement, Christophe avait trouvé depuis des mois une machine miracle en seconde main. Elle nous a permis de mettre le bateau au propre en une semaine.





Travaux en vrac
On oublie pleins de trucs qu’on a fait en parallèle…
-Mettre et positionner les moteurs ET le groupe électrogène
-Isoler la cale moteur
-Fabriquer les coussins de cockpit
-Installer une partie de nos magnifiques hélices à pas variables
-Installer nos réservoirs d’eau sur-mesure (fait par Plastiques de l’Estuaire)
-Et bien plus qu’on vous laissera découvrir très bientôt!







Et maintenant l’aménagement!
Une fois l’isolation et les planchers terminés, les cloisons sont tracées au sol, puis les premières cloisons sont découpées et collées. Et là… je ne vous en dis pas plus, ce sera pour la prochaine fois !
Vu avez manqué la dernier article sur le chantier ? Voir Coque+Pont+Roff = LifeSong²









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